Le pitch général…
Vous connaissez peut-être le documentaire intitulé « Dans la peau d’un noir », diffusé en Janvier 2007 sur Canal+.
L’idée était de maquiller une famille de « blancs » en « noir », et réciproquement avec une famille de « noirs », les placer dans certaines situations (entretien d’embauche, entrée dans une boite de nuit, réservation dans un restaurant haut de gamme, etc.) afin d’observer la réaction de leurs interlocuteurs.
Chaque situation est tournée avec l’une et l’autre des famille. En réalité, le but inavouée est de voir une différence de traitement dans une même situation, le facteur discriminant étant due à la différence de couleur de peau selon la production. Il faut dire que, dès le départ, ce documentaire nous présentait les éléments à charge : on constatait qu’il y avait bien une inégalité de traitement d’un individu par rapport à un autre, et cela ne peut être dû qu’à son nom, prénom ou couleur de peau.
La polémique…
Laurent Richier, comédien et ancien participant du documentaire affirme qu’il a reçu une avance des Editions Michel Lafont pour travailler sur le manuscrit « Un livre de révélations sur Dans la peau d’un noir » or le problème est que ce fameux manuscrit est tombé aux oubliettes. Dommage car il y racontait les coulisses de l’émission, qui ne manquaient pas de rebondissements. Il affirme que les documentaire était monté, et que les scènes étaient exagérées, tournées et re-tournées afin d’obtenir l’effet dramatique qu’on souhaitait : montrer un racisme ambiant et quotidien.
Quelques anecdotes…
Voici quelques anecdotes sur quelques scènes du documentaire telles que nous les avons vues, et telles qu’elles se seraient réellement passées.
- Rouler en voiture
L’expérience : La production a fait rouler les faux-noirs pendant des heures sur le périphérique à bord d’une vielle 505.
Dans l’émission : ils se sont fait contrôler 3 fois.
Dans la réalité : au bout de 3h, ils n’arrivent pas à se faire contrôler, pour forcer le destin, la production exige qu’ils aident à se faire arrêter, pour cela il faut griller un feu rouge, suivre une voiture de police ou rouler phares éteints.
- Démonter un pneu
L’expérience : la fausse-noire demande aux passants de l’aider à démonter son pneu.
Dans l’émission : personne n’est venue l’aider.
Dans la réalité : de nombreuses personnes ont proposé leur aide. Pour l’éviter, la production a jeté le cric… évidemment, il est plus difficile de trouver quelqu’un pour l’aider, c’est ce qui est arrivé.
- L’entretien d’embauche
L’expérience : un faux-noir postule à un poste de commercial.
Dans l’émission : la veille en blanc, il s’est fait embauché, et là, le directeur annule le rendez-vous alors qu’il était prévu.
Dans la réalité : Le directeur appelle pour s’excuser d’avoir annulé et propose de le reporter. La production demande au faux-noir de lancer au directeur la phrase suivante : « c’est parce que je suis noir ». Ce dernier rétorque que c’est totalement faux, d’autant plus que sa femme est zaïroise.
Cette séquence a été coupée de l’émission pour ne laisser que l’annulation du rendez-vous sans autre explication.
La production de l’émission réfute toutes ces accusations et parle de manipulation, d’autant plus que ce documentaire a reçu des prix internationaux.
Pour ma part, je ne sais pas si tout cela est vrai mais cela montre que la manipulation médiatique peut être partout, même là où on ne l’attend pas.
Ne soyez pas dupe de l’environnement qui vous entoure et ayez un esprit critique sur les informations que l’on vous propose.
Source Marianne2.fr
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Je ne sais pas trop quoi dire :
1 – Très bonne émission sur le principe
2 – Dommage que l’on dénonce tant de « magouille »
Le tout est de savoir ce qui est vrai ou pas…
Mais je pense que l’on ne le saura jamais… Snif