Le nombre croissant de délinquants sexuels multi-récidivistes montre que des mesures doivent être prises pour empêcher de telles personnes de recommencer leur « méfaits ».
Le programme de réduction de peine étant le même pour tout le monde, ils sont régulièrement libérés avant la fin de leur peine. Pour les « contrôler », une des solutions est d’inhiler des pulsions qui peuvent les rendre dangereux : la castration chimique.
De quoi s’agit-il ?
La castration chimique (ou camisole chimique) consiste en des médicaments qui vont provoquer une baisse de la sécrétion de la testostérone, à l’origine des pulsions sexuelles chez l’homme. L’absence de production de cette hormone bloque le fonctionnement normal des organes sexuels et donc, empêche les délinquants sexuels d’avoir un comportement à risque.
Quelle est la procédure ?
Un délinquant sexuel, si il bénéficier du programme de remise de peine, veut sortir de prison, et surtout si il ne veut pas y retourner sera obligé d’accepter la castration chimique. Ce procédé ne pourra être accepté que la base d’un volontariat. En outre, ses conséquences sont réversibles si jamais le détenu décidait d’arrêter.
Est-ce un nouveau procédé ?
Pas du tout. De nombreux pays adoptent déjà cette méthode pour endiguer les récidives : Belgique, Allemagne, Pologne, Danemark, certains états américains et le Québec.
Des inconvénients psychologiques
Les pulsions sexuelles sont les seules raisons de vivre de ces délinquants.
Si elles sont supprimées, il ne leur reste plus rien, provoquant souvent l’apparition d’un sentiment de déprime, parfois suicidaire, d’où le besoin absolu de les accompagner par un psychologue.
Une méthode discutée
Des scientifiques mettent la castration chimique en doute car elle ne peut se faire que sur la base du volontariat, qui doivent également accepter un suivi psychologique.
Des études de stimuli ont été effectués de la façon suivante : des délinquants sexuels ont été exposés à des images d’enfants ; l’activité de leur cerveau a été analysé sur 2 populations (avec et sans castration chimique). Il est apparu que ceux qui étaient sous médicaments réagissaient beaucoup moins à des images d’enfants.
On en parle de plus en plus
Cette méthode n’est peut être pas la panacée mais dans un système où le tout répressif devient le standard de comportement, et où les prisons sont surchargées, elle peut être une alternative pour certains délinquants sexuels, qui pourraient devenir « inoffensifs » à l’extérieur de la prison.
Le garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie en parle de plus en plus comme une méthode, qui pourrait être mise en place de façon pragmatique et accompagnée, surtout après l’affaire du meurtre de cette Marie-Christine Hodeau à Milly-la-forêt.
Pour aller plus loin, voici le témoignage d’une personne qui en a bénéficié, c’est sur lepost.fr

La castration chimique : méthode
Edit du 27/10/2009 Un peu plus d’informations sur 20minutes, sur ce débat qui n’en a pas finit d’alimenter la polémique.
Source Wikipedia, RMC
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